Effectivement Khaled nous a bien baladés !!![1] Quelle merveilleuse conférence il nous a offert ! L’Egypte pharaonique existe donc bien aussi entre Ouaset et Saqqarah, et Amarna – unique objet de la toute dernière livraison de la revue EGYPTE – n’en est peut-être pas son diamant ! Voilà qui augure bien des années à venir en matière de découvertes. Votre Février n’était pas terminé qu’Evelyne Faivre, la très attendue Grande Prêtresse des Conventions Artistiques, ouvrait, dans son style si personnel, le second séminaire inventé par l’ancien Grand des Pouvoirs, Jean des Hauts de Russan. Autour d’une iconographie riche et variée, essentiellement louvresque, à grands renforts de tranches de vie, d’anecdotes merveilleuses, elle proposa à un auditoire suspendu à ses lèvres, de réapprendre à regarder. J’en ai parlé en temps utile[2], et j’en parlerai encore dans l’avenir.. Dans votre jadis des étranges lucarnes, JR fut un monogramme universellement accolé à un sourire sardonique, une éthique pétrolière et un cœur tout aussi minéral. La centaine de personnes qui assista le 27 mars dernier à la conférence de Jérôme Rizzo sur la statuaire d’Amenhotep III savent qu’il faut désormais établir une relation bi-univoque entre ces deux majuscules accolées et un maitre de la statuaire et autres spécialités égyptologiques. Son œil de photographe a mis en icones les sphinx crocodiloléonins, comme un nouveau canon de ces beautés dromosiques. Agrégeant l’actualité pour en enrichir son propos, il a relaté les cas récents de fouilles (effectuées, on l’aura noté, sans seau ni pelle) tant louqsoriennes que couronnées de succès, ayant mis à jour deux colosses amenhotépéens. Ah ! Zahi – pas si fou, j’y songe – a bien raison de fustiger de prétendus égyptologues, prompts à porter leur propre Ka si haut qu’ils s’en brulent les ailes[3], lorsqu’on voit les résultats de patients travaux tels que celui-ci. Mais, rester sans voix, sans son grandiose est l’inverse d’un cadeau qu’on leur ferait. N’est pas Nasonik qui veut ! Pour donner suite à l’abominable suspens de la fin de mon précédent ostracon, la Fête de la Bonne Réunion emportera vers la ville de votre génial Champollion – l’homme qui m’a rendu ma langue – une petite trentaine d’élèves scribes, seuls attirés par la découverte, ce prochain 17 mai, de cette adorable cité sudoccidentale de Figeac. A moins que ces quelques mots éveillent des candidatures.[4] Depuis longtemps, les Vénérables cherchent à sensibiliser un jeune public à la chose égyptologique. Si un bon roman s’adressant premièrement aux adolescents peut faire partie de la panoplie des actions à mettre en œuvre, celui d’une auteure bourguignonne pourrait jouer ce rôle. Je l’ai lu et m’en suis fort diverti[5]. Ces mêmes Vénérables s’apprêtent à mettre sur les rails la prochaine saison égyptologique : il s’agit pour eux de définir le contenu des enseignements, leurs fréquences et, conséquemment, ce qu’il en coutera aux apprentis scribes (finalement plus nombreux cette année que l’an passé). Après l’AG, le travail ne manque pas. Pour ma part, répondant à l’appel lointain de mon ami Sihouhé, je m’apprête à quitter la Résidence des bords du Nil, d’où je pouvais observer, écouter, comprendre et parfois deviner. Mais si ce quatorzième ostracon met un terme à la série, je reste, comme vous le lirez bientôt, en contact. [1] Cf ostracon N° 13 [2] Cf les « samedis d’égyptonimes » sur ce même site. [3] Voir sur ce même site « NOUVELLES D’EGYPTE » [4] Téléphoner au 0608125810 [5] Voir dans la rubrique MULTIMEDIA le livre « Nathan et le mystère de Neb »
Vie, Santé et Force à tous, éternellement. Nfr pw(r cette fois) Sesh’
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