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Pour
cette conférence de rentrée, donnée dans le but d’attirer de
nouveaux membres à la discipline égyptologique, les instances de
l’Association Egyptologique du Gard ont fait appel à Laurence
Caritoux, conférencière rompue aux arcanes de cet exercice,
habituée de l’estrade de l’auditorium, et une archéologue formée
à Montpellier et actuellement en poste sur le site régional de
Glanum.
Par cette belle soirée
nîmoise, tout le monde n’a pas sacrifié aux rites des after
d’une Féria des Vendanges assez discrète dans l’ensemble,
puisqu’une belle assemblée remplissait les rangs de fauteuils de
l’auditorium.
Grâces en soient rendues
aux personnels et aux techniciens du Centre Pablo Neruda, tout
était fin prêt pour qu’à vingt heures et cinq minutes – délai de
parking oblige – le Président de l’Association Egyptologique du
Gard présente aux participants de cette soirée les activités de
l’année égyptologique à venir.
Il donna ensuite la
parole à la conférencière.

L’audience attentive
porta, sous sa houlette, le regard du côté de Saqqarah et des
pyramides et mastabas de l’Ancien Empire, pour une visite
thématique des scènes illustrant la vie quotidienne des
Egyptiens de ce milieu de troisième millénaire avant notre ère :
scènes de repas, de chasse et de pêche, illustrations des petits
métiers, artisans aux travail, policiers dans leur art,
bouchers, cordonniers, bouviers, coiffeurs et manucures royaux,
etc.. etc… . Elle attirait, chaque fois qu’il le fallait,
l’attention sur ces petits détails qui parsèment les
illustrations en deux ou trois dimensions, qui, d’une part
rompent la monotonie que pourrait entraîner l’observation trop
rigoureuse des canons artistiques, et d’autre part, attestent
d’une volonté de témoigner de ces petits gestes si importants
dans la vie quotidienne des Egyptiens anciens.
Et de Niânkhkhnoum à
Merefnebef, de Mererouka à Ty, j’en passe et des meilleurs, la
visite des pièces funéraires de ces grands personnages a permis
– paradoxalement – de se rendre compte que boire (de la bière),
manger (du pain, de la volaille et toutes bonnes choses), se
vêtir (de lin fin), chasser, pêcher, élever le bétail, toutes
activités fondamentales de la vie quotidienne du petit peuple
des bords du Nil, permettaient également de satisfaire à
l’activité primordiale de tout être vivant de l’époque :
préparer son passage dans l’au-delà et honorer ceux des siens
qui ont rejoint l’Occident.
Quelques questions à
l’issue de ce brillant exposé démontrèrent l’intérêt suscité et
la clarté du propos. Restait à remercier notre invitée d’un
soir, ce que fit le Président avant de l’accompagner vers les
gustatives et vespérales délices siciliennes circumpyramidales
nimoises.
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