Association Égyptologique du Gard

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 Langue des Pharaons

Les hiéroglyphes égyptiens sont composés d'idéogrammes et de phonogrammes. Ces derniers sont les plus répandus. Il existe des phonogrammes à une ou plusieurs lettres. Ces phonogrammes à une lettre sont appelés ‘Unilitères’, ‘Bilitères, ‘Trilitères’, ‘Déterminatifs’, etc. Ils peuvent composer ce que nous appellerions un alphabet. 

Nous vous livrons ici l'alphabet, ou plutôt les Phonogrammes Unilitères appelé ainsi dans les grammaires, qui est l'objet de notre troisième leçon de première année. Vous pouvez vous amuser à écrire votre nom ou celui de vos parents et amis avec cet alphabet. Champollion lui-même divertissait les premiers visiteurs de l'Égypte en écrivant leur nom en hiéroglyphes.

Vous remarquerez que certains sons peuvent être rendus avec plusieurs signes différents.
Et que d'autres n'existent pas en égyptien.

 

Signe

Prononciation

Description

Signe

Prononciation

Description

a

Vautour percnoptère

r

Bouche

i

Roseau fleuri

h muet 

Plan d'un abri ( ?)

y

Deux roseaux fleuris

h aspiré

Mèche de lin

y

Double barres obliques

kh

Placenta ou Tamis ( ?)

â

Bras

kh

Ventre d'animal

ou

Poussin de caille

s ou z

Verrou

ou

« Corde enroulée »

s

Linge plié

ou / oua

Lasso

ch

Bassin

b

Jambe et pied

q

Flan de colline

p

Siège ou Natte de roseau

k

Corbeille avec anse

f

Vipère à cornes

g

Support de jarre

m

Chouette

t

Pain

m

Côte d’animal ( ?)

tch

Entrave de bétail

n

Filet d’eau

d

Main ouverte

n

Couronne Rouge de Basse Égypte

dj

Cobra

D’après le « Cours d’Égyptien Hiéroglyphique » de Pierre Grandet et Bernard Mathieu

Cours d'égyptien hiéroglyphique Auteur : Pierre Grandet et Bernard Mathieu
Editeur : Khéops                      Année : 1998


NOTE DE L'ÉDITEUR :

Ce Cours d'égyptien hiéroglyphique, nouvelle édition en un volume, revue et augmentée, constitue une initiation méthodique à l'écriture et à la langue des Anciens Égyptiens. Fondé sur l'acquis des recherches grammaticales les plus récentes, il s'adresse néanmoins au public le plus large par sa présentation progressive de l'égyptien du Moyen Empire. Son texte est divisé en leçons, illustrées d'environ deux mille exemples, et dotées, chacune, d'une liste de vocabulaire et d'un exercice d'application. L'ouvrage comprend des lexiques, égyptien-français et français-égyptien, ainsi qu'une liste complète des signes hiéroglyphiques.

 

Clin d'Œil

 

hiero10039.1268833955.gifDécrypter : ce verbe nimbé de mystère prolifère dans les médias. Avec sa parentèle : décryptage, décrypteur, décryptement. Le lire et l’entendre partout, c’est même assez lassant. Quel organe de presse n’a pas sa rubrique “décryptage” ? La société est-elle un hiéroglyphe que seuls des professionnels, pardon des cryptophotes*, pourraient déchiffrer ? Il pique sans vergogne la place d’analyser, étudier, examiner, mais il fait tellement plus tendance.
A l’origine, le décryptage ne désignait que le décodage d’un cryptogramme. On y trouve le verbe grec ancien kryptein, qui signifie “cacher”, puis donna les substantifs “cave” et “grotte”. Via le latin, il a donné chez nous la crypte, avec le sens de “sépulcre souterrain”. Au XIXe siècle, les zoologues, entomologistes, médicastres et botanistes, saisis d’une frénésie véritablement cryptique, ont créé des dizaines de mots avec ce radical, comme cryptorchidie (rétention des testicules dans l’abdomen), cryptobiote (qui vit à l’état latent), cryptopode (dont les pattes ne sont pas apparentes), puis les psychologues au XXe siècle, avec par exemple cryptomaniaque (qui cèle sa folie) ; la politique se l’est même approprié avec le fameux cryptocommuniste, qui venait en écho au vieux cryptocalviniste.
Quant à nous, si nous nous appliquons à déceler les fautes, et même les cryptofautes*, nous ne nous sentons nullement cryptophotes.

 

* cryptophote : synonyme de “décrypteur” : qui met ce qui est caché à la lumière.
* cryptofaute : néologisme de notre invention.                                                                                                                            
Le Monde 

 

Pour une approche et une découverte des hiéroglyphes, voir les sites :


http://hieroglyphe.ifrance.com/Hieroglyphes.htm

 

 

http://perso.wanadoo.fr/fmalarde/

 

 

http://egypte.nikopol.free.fr/cours%20hieroglyphes/initiationauxhie.html

 

 

http://toutankhamonmag.free.fr/ecole.htm

 

Dictionnaire des hiéroglyphes
http://pagesperso-orange.fr/fmalarde/FM-hiero/FM-dico.htm

 

 Un site de Traduction et Déchiffrement des Hiéroglyphes que je vous recommande particulièrement :  


 http://www.thot.1.am/

 

COURS EN LIGNE D'ÉGYPTIEN HIÉROGLYPHIQUE

 

http://www.papyri.com/inscription.html

 

GRAMMAIRES  EGYPTIENNES

Voici une liste des principales grammaires actuellement sur le marché :

  - Grandet/Mathieu « cours d’égyptien hiéroglyphique », Khéops 2003 – 845 pages           

  - Jean-Claude GOYON « grammaire de l’égyptien hiéroglyphique du Moyen Empire  au début du Nouvel Empire », éditions ACV Lyon 2006, 311 pages, 59 €

  - Michel MALAISE et Jean WINAND « grammaire raisonnée de l’égyptien classique », AEGYPTICA LEODIENSIA 6, 1999, 865 pages, 130 €

  - Bernadette MENU « petite grammaire de l’égyptien hiéroglyphique » librairie Orientaliste Paul Geuthner, Paris 2002, 222 pages, 24,50 €

  - Claude OBSOMER « égyptien hiéroglyphique – grammaire pratique du moyen égyptien et exercices d’application »éditions Safran, Bruxelles 2003, 191 pages, 55 €

  - Alan GARDINER « egyptian grammar », griffith institute, ashmolean museum, Oxford, troisième édition, 2001, 646 pages en langue anglaise, 49 €

   Les prix indiqués sont des prix catalogues. On peut trouver moins cher, neuf ou d’occasion sur INTERNET.

  Le cours de Grandet/Mathieu est beaucoup plus qu’une grammaire ; ses principes de translittération sont légèrement différents – plus clairs – que ceux   des autres ouvrages. Pour ceux des futurs scribes désirant aborder l’épigraphie dans le cadre de l’AE GARD, c’est le livre indiqué. Achat possible auprès du co-auteur montpelliérain.

 


 

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Dimitri Meeks « Les architraves du temple d'Esna – Paléographie »

INSTITUT FRANÇAIS D’ARCHEOLOGIE ORIENTALE - 2004    IF 929  PalHiero 1    ISBN 2-72470382-0

 Cet ouvrage inaugure la collection « Paléographie hiéroglyphique » consacrée à l'étude des formes et des emplois des hiéroglyphes considérés dans leurs variantes typologiques et leur évolution au cours de l'histoire. Chaque volume de la collection s'intéressera à un monument particulier ou un groupe homogène de monuments. Plusieurs sont déjà en préparation ou en voie d'achèvement et permettront de couvrir progressivement l'ensemble de l'histoire de l'écriture hiéroglyphique. Tous les types de signes d'un monument, avec leurs variantes formelles, sont reproduits en dessin dans des planches d'après des photographies ou des fac-similés de l'original et contrôlés, au besoin, sur celui-ci. Pour que ces travaux ne soient pas de simples albums, mais servent aussi bien d'outil de travail que d'outil pédagogique, les planches sont accompagnées d'un commentaire très détaillé. Celui-ci précise la nature de l'être ou de l'objet que représente chaque hiéroglyphe, le compare aux formes connues sur les monuments de la même période chronologique et en détaille les différents emplois dans les textes du monument étudié.

Le choix des architraves du temple d'Esna, pour inaugurer la collection, a été dicté par leur date, le milieu du IIe siècle après J.-C., ce qui fait de leurs textes les témoins ultimes de l'écriture hiéroglyphique. Cette circonstance a permis de donner au commentaire une approche historique.

A la date du 20 décembre 2007, deux autres ouvrages sont parus :

Ben J.J. Haring “The Tomb of Sennedjem (TT1) in Deir El-Medina. Palaeography” 2007-IF 958

PalHiero 2 - ISBN 978-2-7247-0433-4

Khaled el-Enany « Le petit temple d'Abou Simbel. Paléographie » 2007 IF 977  

PalHiero 3 ISBN 978-2-7247-0474-7

 

Khaled el enany « Le Petit Temple d’Abou Simbel – Paléographie »

INSTITUT FRANÇAIS D’ARCHEOLOGIE ORIENTALE - 2007    PalHiero 3    ISBN 978 2-7247 0474-7

 

 

Cet ouvrage réunit et étudie les signes hiéroglyphiques figurant sur la porte d'entrée et à l'intérieur du Petit Temple d'Abou Simbel, érigé par Ramsès II.

Comme ses deux prédécesseurs de la collection "Paléographie Hiéroglyphique", ce volume se compose de deux parties.

La première, consacrée au commentaire paléographique, est divisée en vingt-sept catégories en fonction de l’identité du signe. A chacun des 232 signes inventoriés, est consacré un paragraphe traitant des trois points suivants : définition de la nature du signe, mise en exergue des caractéristiques paléographiques dans le Petit Temple d’Abou Simbel, et comparaison avec des parallèles remontant au Nouvel Empire ; emploi linguistique dans le Petit Temple d’Abou Simbel.

Quant à la seconde partie de ce volume, consacrée aux planches, elle illustre les signes sélectionnés par 1495 dessins, reproduits principalement à partir de la publication du Petit Temple d’Abou Simbel, mais aussi, pour près de 250 signes parmi eux, redessinés à la suite de vérifications sur place ou à partir de photos.

 

Ben j.j. haring « The tomb of Sennedjem in Deir el Medina – Paléography »

INSTITUT FRANÇAIS D’ARCHEOLOGIE ORIENTALE - 2006    PalHiero 2    ISBN 978 2-7247 0433-4

 

Bien que de modestes proportions, la chambre funéraire la  tombe TT1 est décorée de nombreuses et exquises scènes, complétées d’une profusion d'hiéroglyphes peints. Ils sont le sujet de ce présent volume, qui vise à classifier, décrire et expliquer chaque signe dans toutes ses formes. La série "Paléographie Hiéroglyphique"couvre l’intégralité des périodes au cours desquelles des textes  hiéroglyphiques furent inscrits de l’Ancien Empire à la période Gréco-Romaine.

Dans cette série, ce livre illustre une étape particulière dans la graphie et le développement fonctionnel des hiéroglyphes, celle des hiéroglyphes monochrome peints dans les tombes privées du début de la période ramesside. Les variétés des utilisations et des graphies de chaque signe est discutée en commentaires, et représenté par des modèles dans les tables paléographiques. Un commentaire général fait le tour des techniques de peinture des signes, leurs relations à d’autres écrits pharaoniques, la très importante influence de l’orientation sur les formes des hiéroglyphes, et les erreurs et corrections effectuées par le dessinateur. In fine, une comparaison est effectuée entre les signes de la tombe TT1, et les autres tombes de Deir El Médinah, tombes des artisans qui passèrent leurs vies à construire et décorer les sépulcres des pharaons ramessides.   Et les leurs.

 

Association-Egypte-Nîmes
17/02/06